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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 20:30

 

Mihail Ivanovič Brusnev est originaire de la région du Kuban, dans le nord-ouest du Caucase. Étudiant à l'Institut technologique de Saint-Pétersbourg, il commence à s'intéresser aux idées marxistes au début des années 1880.

En 1889, il unifie les étudiants marxistes de différents instituts de la capitale (institut technologique, de la forêt, de la montagne et l'Université de Saint-Pétersbourg) en fondant « le groupe Brusnev », auquel appartiennent notamment Leonid Borisovič Krasin (1870-1926, futur membre du Comité central du parti communiste et commissaire du peuple au commerce extérieure de l'URSS) et le critique littéraire Mihail Stepanovič Ol'minskij (1863-1933). L'activité de ce groupe se concentre sur la diffusion des idées marxistes. Il fonde des bibliothèques de littérature marxiste.

C'est ce groupe qui est à l'origine de la première manifestation du 1er mai à contenu politique en Russie, en 1891.

Après avoir achevé ses études, Brusnev s'installe à Moscou, où il travaille dans les ateliers ferroviaires de la ligne Moscou-Brest. Il s'efforce d'unifier les différents groupes sociaux-démocrates de Moscou et de Saint-Pétersbourg, mais également d'autres villes (Tula, Kazan, Nižni-Novgorod, Kharkov, Kiev...).

En avril 1892, Brusnev est arrêté et est comdamné pour diffusion de littérature illégale. Après quatre années de prison, il est exilé en Yakoutie. Toujours surveillé, il participe à une expédition polaire. Une petite île de l'océan arctique porte d'ailleurs son nom. De retour à Saint-Pétersbourg en 1904, il adhère à « l'Union des ingénieurs » mais se retire peu à peu de l'activité politique. Après la Révolution, il travaille comme ingénieur pour le commissariat du peuple au travail. Il meurt en 1937, et est enterré à Saint-Pétersbourg.

Mikhayl_Ivanovich_Brusnev.jpg

 

En 1891 a donc lieu la première manifestation du 1er mai en Russie. Le même jour, en France, la troupe tire sur les grévistes à Fourmies (Nord). Bilan: 9 morts (dont 8 adolescents) et 33 blessées.

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 22:45

 

Voici une traduction d'un article d'Aleksandr Dûkov, directeur de la fondation « Mémoire historique » (Moscou) sur « l'État indépendant de Croatie » (en croate : Nezavisna Država Hrvatska), proclamé il y a 70 ans, le 10 avril 1941. Cette construction politique fasciste envoya des troupes sur le Front de l'Est contre l'Union soviétique. Nous aurons sans doute l'occasion de revenir sur la participation des croates fascistes à la guerre d'extermination en URSS.

Voir l'article original ici: link

 

Le crime impuni : le génocide oublié par l'Europe

 

Il y a 70 ans, en avril 1941, un nouvel état est apparu sur la carte politique du monde, "l'Etat indépendant de Croatie". Fondé sur les ruines de la Yougoslavie occupée par les armées allemandes et italiennes, cette fomation étatique n'a pas duré longtemps: à peine quatre horribles années. Horribles pour la population non croate: les Juifs, les Tsiganes et les Serbes.

 

Le chef de l'État indépendant de Croatie fut le leader de l'organisation radicale "Oustachi" Ante Pavelić. Les Oustachis étaient une organisation nationaliste typique pour l'Europe orientale de l'entre-deux-guerres : terroriste par ses méthodes (c'est notamment par les Oustachis que furent tués en 1934 le roi de Yougoslavie Alexandre et le ministre français des affaires étrangères Louis Barthou) et fasciste par son idéologie. En arrivant au pouvoir, Ante Pavelić s'en prit immédiatement la population non-croate : les Serbes et les Juifs.

Dans l'Etat de Croatie on dénombrait environ 6,5 millions d'habitants, parmi lesquels plus de 2 millions de Serbes (orthodoxes, à la différence des Croates catholiques) et 90 000 Juifs. Dès le 30 avril, fut publié un décret selon lequel les Serbes étaient contraints de porter un brassard bleu marqué de la lettre "P" ([initiale du mot croate n. d.t.] "orthodoxe") et les Juifs un brassard marqué de l'étoile de David. Dans le même temps, les Serbes et les Juifs sont privés de droits civiques. "Les Juifs et les Serbes ne sont pas des citoyens de l'Etat indépendant de Croatie, mais appartiennent à l'état, était-il dit dans les actes officiels. Seuls les Aryens possèdent des droits politiques". Les lieux publics de Croatie étaient marqués de panneaux "entrée intredite aux Serbes, aux Juifs, aux Tsiganes et aux chiens". Peu après commencèrent les expulsions de Serbes et de Juifs de Zagreb et les massacres de masse.

Des massacres furent perpétrés par les Oustachis dans toutes les provinces de Croatie : on tuait par centaines, par milliers les hommes et les femmes, les vieillards et les enfants. "Le 20 août 1941, les Oustachis ont arrété tous les hommes serbes de mon village et les ont conduits dans la foret voisine de Koprivnici, où ils les ont tués, se remémore un témoin des évènements. Puis est venu le tour de leur famille, qui fut tuée sur place. Ils ont violé les femmes et les jeunes filles, leur ont coupé les seins, ont empalé les enfants, ont écartelé les vieillards après leur avoir crevé les yeux".

Bien vite, les massacres décentralisés laissèrent place aux massacres centralisés, dans des "camps d'internement et de travail" fondés durant l'été et l'automne 1941. Le responsable de ces camps, le colonel Vjekoslav Luburić s'est vanté plus tard d'"avoir tué dans le camp de Jacenovac davantage de gens que l'empire ottoman durant toute la longue période d'occupation des pays européens". Le ministre croate de l'intérieur Andrje Artković a déclaré que dans le camp de Jacenovac furent tuées au total 700 000 personnes.

Les déclarations des témoins sur ce qui se passait dans les camps croates soulève l'écoeurement. " Luburić m'ordonna de lever la jambe droite. Je l'ai levée et il a mis un enfant en-dessous. "frappe!", m'ordonna-t-il. J'ai frappé de la jambe et ecrasé la tête de l'enfant".

Au total, sur le territoire de la Croatie entre 1941 et 1945 durent tués, d'après différentes estimations, de 750 000 à 1 million de Serbes, Juifs et Tsiganes. C'est un véritable génocide qui fut déclanché pour des raisons ethno-religieuses. Il est révélateur que dans la Slovénie voisine, partagée entre les zones d'occupation hongroise, italienne et allemande, un tel cauchemar n'eut pas lieu.

Le génocide ethno-religieux commis par les instances de l'Etat indépendant de Croatie est comparable aux crimes nazis en Pologne et dans les territoires occupés de l'Union soviétique. Cependant, les Oustachis avait une ligne politique propre, poursuivaient des objectifs politiques différents de ceux des nazis. Le génocide qu'ils ont commis n'est pas une branche du génocide nazi mais un crime contre l'humanité perpétré dans un processus propre.

Malheureusement, ce crime est resté pratiquement impuni. Le chef de l'État indépendant de Croatie, Ante Pavelić, mourut en décembre 1959 à Madrid, en ayant reçu une bénédiction personnelle du pape Jean XXIII. Le responsable des camps de la mort croates Vjekoslav Luburić, également réfugié à Madrid, mena une riche activité publique et éditoriale jusqu'à son assassinat en 1969 par un inconnu. Le ministre de l'intérieur Andrje Artković se réfugia aux USA, d'où il fut extradé vers la Yougoslavie seulement en 1986, peu avant sa mort. Un des idéologues du génocide, l'archevêque Alojzije Stepinac, qui dirigeait les aumoniers militaires des Oustachis, fut jugé en 1946; cependant il passa en tout et pour tout cinq ans en prison. En 1953, il reçu la dignité cardinalice et en 1998 fut élevé par le pape Jean-Paul II au rang des bienheureux, en dépit des protestations des organisations juives.

Est-ce qu'un jour le génocide des Serbes et des Juifs commis par les instances de l'état croate sera mis sur la place publique à l'échelle de l'Europe tout comme l'Holocauste ou le génocide des Arméniens?

Peut-être. Mais pas tout de suite.

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 16:18

Le 17 mars 1991, est organisé l’unique référendum de l’histoire de l’URSS. Une majorité écrasante de citoyens soviétiques de différentes républiques fédérées (pas seulement en Russie) se prononcent pour le maintien de l’URSS, dans un cadre constitutionnel renouvelé.

Sur 185 647 355 électeurs appelés aux urnes, il y eu une participation de 80% (148 574 606 votants) et 145 816 789 suffrages exprimés. 77,85% des votants se prononcent pour le maintien de l’URSS (113 512 812 bulletins) en répondant oui à la question suivante :

 

« Considérez-vous nécessaire le maintien de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques comme fédération renouvelée de républiques souveraines égales en droit dans laquelle seront garantis les droits et la liberté des personnes quelle que soit leur nationalité ? »

 

Contexte

 

La tenue de ce référendum fut décidée en décembre 1990 par le IVe congrès des députés du peuple, qui fait office depuis 1989 de Parlement extraordinaire de l’URSS entre les sessions du Soviet suprême, (équivalent du Parlement "ordinaire") sur une demande de Mikhail Gorbatchev. Le référendum n’étant pas prévu dans la constitution de l’Union, cette dernière est modifiée.

 

L’organisation du référendum incombe aux républiques fédérées. Celles-ci réagissent différemment. Elles peuvent modifier les termes de la question. Certaines républiques, qui se considèrent déjà comme indépendantes, refusent de l’organiser.

La Russie, la Biélorussie, l’Ukraine, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et le Turkménistan organisent le référendum et mettent en place des commissions électorales.

La Russie décide de poser une seconde question, sur la création de la fonction de président de la Fédération de Russie. Le Soviet de Moscou en profite pour poser aux Moscovites une troisième question, sur la création de la fonction de maire de la capitale.

Le Kazakhstan simplifie la question, qui devient : « Considérez vous nécessaire le maintien de l’URSS comme Union d’Etats souverains égaux en droit ? ».

L’Ukraine la reformule : « Etes vous d’accord avec le fait que l’Ukraine soit membre d’une Union d’États soviétiques souverains sur la base de la déclaration de souveraineté de l’Ukraine ? »

 

D’autres républiques refusent d’organiser ce référendum, même en modifiant la question. : l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, l'Arménie et la Géorgie. Le Soviet suprême le dénonce en février 1991. Dans ces républiques, qui refusent la mise en place de commissions électorales, le ministère de la défense d’URSS, le KGB et le ministère des affaires intérieures d’URSS constituent des listes électorales, afin de recenser les soldats et les habitants qui voudraient prendre part à la consultation.

Les gouvernements de ces républiques convoquent des référendums portant sur l’indépendance du pays, et non sur son maintien dans une URSS renouvelée.

En Lituanie, l’indépendance l’emporte à 90% lors du référendum du 9 février. En Lettonie à 73% et à 78% en Estonie le 3 mars. A 90% en Géorgie le 31 mars. En Moldavie, le référendum sur le maintien de l’URSS est organisé en Transnistrie et en Gagaouzie, où la population se prononce respectivement à 97% et à 98% pour l’Union soviétique. Enfin, en Arménie, l’indépendance est ratifiée à 99% lors du référendum du 21 septembre 1991.

 

Résultats

Les résultats du référendum du 17 mars sont les suivants :

 

République fédérée

Score du oui

Russie (RSFSR)

71,3%

Ukraine

70%

Biélorussie

82,7%

Ouzbékistan

93,7%

Kazakhstan

94,1%

Azerbaïdjan

93,3%

Kirghizstan

96,4%

Tadjikistan

96,2%

Turkménistan

97,9%

 

Dans les républiques où le scrutin ne fut pas organisé officiellement, plus de deux millions de personnes (sur un total de 19 millions d’habitants, toutes républiques confondues) allèrent s’inscrire sur les listes électorales ouvertes par le ministère de l’intérieur d’URSS et le KGB pour voter le maintien de l’URSS.

Enfin, dans l’armée, le « oui » l’emporta à 89%.

Donc, même si l’on prend en compte la totalité de la population soviétique (en y incluant les républiques qui n’organisèrent pas le référendum), le oui est majoritaire.

 

Conséquences

 

En conséquence, par un décret du 21 mars 1991, le Soviet suprême d’URSS déclare :

 

1-     « les organes d’Etat de l’Union soviétique et des républiques doivent mener leur activité concrète selon la décision du peuple qui s’est exprimée par la voie du référendum pour l’URSS renouvelée, et en conséquence cette décision est définitive et a force obligatoire sur tout le territoire de l’URSS

2-     Recommander au président de l’URSS et au Conseil de la fédération, aux Soviets suprêmes des républiques, en conséquence des résultats du référendum, de travailler avec davantage d’énergie à l’élaboration du nouveau Traité de l’Union de manière à ce qu’il soit signé dans les plus brefs délais. Dans le même temps, accélérer l’élaboration de la nouvelle constitution de l’URSS ».

 

En mars 1991, une majorité de Soviétiques (russes comme non russes) se prononcent pour le maintien de l’URSS, dans un cadre constitutionnel renouvelé. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette volonté ne fut pas entendue.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 19:13

 

Le 20 janvier 1991, par 1 343 855 voix, soit 93,26% des suffrages exprimés, la Crimée retrouve son autonomie. La question posée était la suivante : « Voulez-vous la restauration de la République socialiste soviétique autonome de Crimée comme membre de l'URSS et signataire du traité de l'Union? ».

En conséquence, le 12 février suivant, le Soviet suprême d'Ukraine adopte la loi « sur la restauration de la République socialiste soviétique autonome de Crimée dans les frontières de l'oblast de Crimée de la République socialiste soviétique d'Ukraine ». Le Conseil (soviet) des députés du peuple de l'oblast d'Ukraine assure le pouvoir dans la nouvelle république autonome en attendant l'adoption d'une constitution. Le 22 mars, cette assemblée prend le nom de « Soviet suprême de la République socialiste soviétique de Crimée » et commence à élaborer la constitution.

Le 4 septembre, la souveraineté de la République est proclamée. Le 1er décembre, 54% des habitants se prononcent pour l'indépendance de l'Ukraine. La constitution de la République autonome de Crimée (qui n'est alors plus « socialiste soviétique ») est adoptée en mai 1992.

 

Une première République socialiste soviétique autonome de Crimée a été instituée en 1921, au sein de la Russie soviétique. L'autonomie de la région fut supprimée en 1945, après la déportation des Tatars de Crimée l'année précédente. La Crimée devient un "oblast" de la Russie. En 1954, elle est rattachée à la République socialiste soviétique d'Ukraine.

 

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 21:13

 

La journée du 13 janvier 1991 fut marquée par la prise du central de la télévision à Vilnius par l'armée soviétique puis par son retrait. La journée est aujourd'hui fêtée en Lituanie comme « jour des défenseurs de la liberté ».

 

Le 11 mars 1990, la Lituanie est la première des républiques de l'URSS à proclamer son indépendance en adoptant « l'acte de rétablissement de l'État lituanien indépendant ». La constitution de l'URSS ne s'applique plus sur le territoire. La constitution lituanienne de 1938 est rétablie. C'est la fin de la République socialiste soviétique de Lituanie, qui devient la République de Lituanie. Le pouvoir central soviétique refuse de reconnaître cette décision et, dès lors, une épreuve de force s'engage.

La République de Lituanie est alors dirigée par Vitautas Landsbergis, membre du parti « Sajūdis ».

Le 25 avril 1990, un embryon d'armée est constitué, sous le nom de « Département de sûreté du pays » (ci-après DSP). La situation politique et sociale se tend tout au long de l'année 1990, jusqu'à l'explosion de janvier 1991. Les réformes libérales du gouvernement lituanien n'y sont pas pour rien. Le 7 janvier 1991, les prix des produits alimentaires de base sont brutalement multipliés en moyenne par 3,2. Le 8 janvier, à l'appel du Comité civil de Vilnius et d'organisations communistes, des milliers de personnes, surtout des ouvriers dont les usines produisent pour toute l'URSS et qui craignent que l'indépendance entraîne une rétraction brutale de leurs débouchés, se rassemblent devant le Parlement pour réclamer l'annulation des mesures d'augmentation des prix et la dissolution du Parlement. Ils obtiennent satisfaction sur leur première revendication. Le premier ministre proteste et le Parlement censure le gouvernement.

Le 9 janvier, des messages signalant des mouvements de l'armée soviétique à travers le territoire passent en boucle sur les radios locales. Vers midi, cinquante parachutistes s'emparent de l'aéroport de Vilnius. On annonce ensuite que des blindés font route vers la capitale. Durant toute la journée, des rassemblements se poursuivent devant le Parlement. Ils réclament toujours la dissolution du Parlement. Les ouvriers des principales usines de Vilnius, ceux de la centrale nucléaire d'Ignalina ainsi que les cheminots se prononcent pour la grève générale. Le personnel de l'aéroport de Vilnius cesse le travail.

 

Le 10 janvier, les partisans du gouvernement lituanien et ses opposants se font toujours face devant le Parlement. Landsbergis nomme premier ministre Albertas Šimēnas, membre du Parti social-démocrate de Lituanie. Le même jour, Mihail Gorbačev envoie un message au Parlement lituanien pour exiger la restauration des constitutions de l'URSS et de la république socialiste soviétique de Lituanie. Landsbergis qualifie cette adresse d'intrusion dans les affaires intérieures d'un état souverain.

Le 11 janvier, sur ordre de Gorbačev, les unités armées soviétiques s'emparent de l'immeuble des éditions du Parti communiste, de celui du comité central de la DOSAAF (1), qui était le siège du DSP, du central de la télévision à Nemenčine ainsi que d'autres bâtiments publics, anciennes propriétés du PC, à Vilnius, Alytus et Šiauliai. La prise de la tour de la télévision à Vilnius est prévue mais l'opération est annulée, car le KGB est informé (en fait désinformé) de la présence d'unités du Département de la sécurité du pays. En réalité, la télévision n'est alors pas défendue. Ce n'est qu'ensuite, sur ordre de Landsbergis, que des unités armées lituaniennes prennent possession de l'immeuble.

A 18 heures, le Comité central du Parti communiste de Lituanie (prosoviétique) appelle à la formation d'un « Comité de salut national ». En réaction, le Parlement enjoint la population à descendre dans la rue pour prendre part à la défense du Parlement, de la radio, de la télévision et de la station téléphonique.

 

Dans la nuit du 12 au 13 janvier, dans les locaux du comité de ville de Vilnius du PC de Lituanie, on prépare les mesures à prendre pour faire appliquer les ordres de Gorbačev sur « la restauration de l'ordre constitutionnel ». Des « détachements ouvriers » sont mis en place. Lorsque ceux-ci marchent vers le Parlement, des heurts éclatent avec des militants de « Sajūdis » et des unités du DSP.

Pendant ce temps, les troupes soviétiques déclenchent l'assaut contre la tour de la télévision. L'opération est dirigée par le vice-ministre de la défense d'URSS, le général Vladislav Ačalov. A 0 h 50, des véhicules de transport blindés et des tanks font mouvement vers le centre-ville. Le bâtiment du Parlement est encerclé par dix chars à 1 h 30. Ils dispersent les barrages constitués par des voitures et ouvrent la route de la tour de la télévision à l'unité spéciale du KGB « Alpha », qui s'en empare. La radio de Vilnius dénonce une « agression contre un état indépendant ». A 2 h 35, l'armée soviétique prend l'agence des télécoms de la capitale.

A 5 h, une radio canadienne annonce que Gorbačev vient d'ordonner le retrait des forces armées soviétiques. Les blocus du Parlement et de la télévision sont levés.

 

Le bilan des évènements de la nuit du 12 au 13 janvier est de quatorze morts (treize défenseurs de l'immeuble de la télévision et un officier du KGB). On dénombre également plus de six cents blessés.

Le ministre de la défense de Lituanie, Audrius Butkevičius, déclara dans un premier temps que les forces lituaniennes n'ont pas ouvert le feu. Il a cependant depuis reconnu que les défenseurs de l'immeuble de la télévision ont bien tiré sur le KGB.

 

Le procès du « coup d'État du 13 janvier 1991 » s'ouvre à Vilnius en novembre 1996. Au terme de trois ans de débats, l'ancien secrétaire général du PC de Lituanie, Mykolas Burokevičius, est condamné à douze ans de prison, et l'ancien responsable à l'idéologie du parti, Juozas Jermalavičius, à huit ans de réclusion.

 

La chronologie des évènements montre que nous ne sommes pas en présence d'une simple « invasion » de la Lituanie par l'URSS. L'indépendance suscite des résistances sociales internes en Lituanie. Les forces armées soviétiques s'appuient dessus pour agir.

La principale conséquence des heurts de Vilnius n'est pas tant le fait que l'indépendance du pays soit désormais irrémédiable que celui qu'ils déconsidèrent Gorbačev. Boris Eltsine et son entourage se saisissent de l'occasion pour commencer à constituer des éléments d'une armée et d'une police proprement russes. Cette décision accélère le processus d'indépendance de la Russie vis-à-vis du pouvoir soviétique, qui est la principale cause directe de l'effondrement de l'URSS, moins d'un an plus tard.

 

 

(1) Littéralement « Société des volontaires pour la coopération avec l'armée, l'aviation et la flotte », organisme chargé d'organiser des exercices de défense civile ainsi que des souscriptions et des loteries pour l'armée.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 18:37

 

Les restes supposés de l’empereur Ivan VI, découverts en septembre dernier, ont été inhumés à Holmogory (oblast d’Arhangelsk).

Ces restes ont été découverts dans une église de Holmogory. On les a attribué à Ivan VI, le seul empereur russe dont la tombe était jusqu’ici inconnue. Cette nouvelle inhumation est provisoire, en attente de l’expertise génétique, qui doit déterminer si oui ou non les ossements appartiennent à la ci-devant famille impériale. Le squelette porte les traces d’un couteau à six lames et d’un stylet.

Tous les empereurs (titre porté en Russie à partir de 1721) se trouvent dans l’église de la forteresse Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg, à l’exception de Pierre II (qui régna de 1727 à 1730), qui est enterré à Moscou, dans une des églises du Kremlin.

 

Ivan VI (Ioann Antonovič), né en 1739, est le fils de la grande duchesse Anna Leopol’dovna et d’Anton Ulrich von Braunschweig-Wolfenbüttel. A la mort de l’impératrice Anna Ivanovna, le 17 octobre 1740, il est proclamé empereur. Selon la loi russe de succession, l’empereur (ou en l’occurrence l’impératrice) nomme son successeur au sein de la famille impériale.

Quelques jours avant sa mort, l’impératrice décide de lui donner comme régent son favori, le duc de Courlande, Biron. Ce dernier à une réputation de cruauté et de fatuité. Cette décision est prise sur le conseil du « cabinet-ministre », Aleksej Petrovič Bestužev-Rûmin, avec l’accord du Cabinet des ministres.

Le manifeste du 17 octobre 1740 annonce le décès de l’impératrice et la prise du pouvoir par Biron. Trois semaines plus tard, le duc, honni par la majeure partie de la société politique russe, est arrêté avec l’accord de la grande-duchesse Anna Leopol’dovna. Le régent déchu, condamné à mort, voit sa peine commuée en relégation à vie à Pelym, en Sibérie. Anna Leopol’dovna devient régente jusqu’à la majorité de son fils.

La nouvelle régente semble en réalité peu intéressée par les affaires politiques. Ses conseillers se disputent le pouvoir. Une mesure importante est prise cependant à l’initiative du premier ministre, le feld-maréchal Minih, connue sous le nom de « Règlement des fabriques », qui fixe les relations entre les ouvriers et les propriétaires de fabriques : la journée de travail ne doit pas excéder 15 heures, le salaire varie entre 18 et 50 roubles par an et les fabriques doivent disposer d’un hôpital. Les châtiments corporels sont autorisés, à l’exception du knout.

Sur la scène internationale, le règne d’Ivan VI est marqué par la mort de l’empereur Charles VI. Certains états européens contestent le fait que sa fille Marie-Thérèse monte sur le trône. Par le jeu des alliances et des inimitiés, l’Europe entière entre dans la « guerre de succession d’Autriche ». La Prusse de Frédéric II envahit la Silésie. Minih défend l’idée d’une alliance avec la Prusse, en pensant surtout à l’appui qu’elle pourrait fournir à la Russie contre la Suède –qui contrôle alors la Finlande. En juin 1741, la Suède déclare la guerre à la Russie. Les troupes russes battent les Suédois.

Les querelles intestines, la lassitude envers ce qui est considéré comme une mainmise allemande sur l’État et l’indifférence de la régente aux affaires publiques fragilisent le gouvernement. Le 25 novembre 1741, un coup d’État porte au pouvoir la dernière fille de Pierre le Grand, Élisabeth.

 

Ivan VI et sa mère sont alors relégués à Holmogory. L’empereur déposé est ensuite enfermé à la forteresse de Schlisselburg, sous le nom de « prisonnier numéro 1 ». En 1764, il est assassiné par ses geôliers suite à une tentative de coup d’État contre Catherine II visant à le restaurer.

 

L’indentification proposée pour les ossements découverts est contestée. Les fouilles ont été menées pour le compte de l’homme d’affaires Anatolij Karanin. L’institut d’archéologie de l’Académie des sciences est sceptique sur l’attribution du squelette. On sait qu’Ivan VI fut tué à Schlisselburg. Pourquoi l’aurait-on inhumé sur son ancien lieu de détention ?

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 22:10

Le 25 novembre dernier, Nikolaj Ivanovič Pirogov a fêté ses 200 ans. Il est resté dans l’histoire pour avoir été un des fondateurs de la chirurgie militaire et à avoir utilisé l’éther comme anesthésiant.

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Nikolaj Pirogov est né à Moscou le 13 novembre 1810 (en calendrier grégorien, le 25 novembre). Il passe par les facultés de médecine des universités de Moscou et de Derpt (aujourd’hui Tartu, en Estonie). A Derpt, il apprend la chirurgie et en devient le professeur à l’Université dès l’âge de 26 ans. A partir de 1840, il occupe la chaire de chirurgie de l’Académie de médecine militaire à Saint-Pétersbourg. Il utilise pour la première fois l’éther comme anesthésiant en 1847. Il rédige un « Atlas d’anatomie topographique du corps humain », en 4 volumes, qui paraît de 1851 à 1854. Il remporte le prix Demidov (prix scientifique remis chaque année de 1832 à 1865) à trois reprises, en 1844, 1851 et 1860.

Sa réputation internationale s’est construite lors de la guerre de Crimée. Pirogov arrive à Simferopol le 11 décembre 1854. Il est resté comme l’un des pères de la chirurgie sur les champs de bataille. Il est l’un des premiers à avoir utilisé le plâtre pour guérir les cassures osseuses et met au point une nouvelle méthode d’amputation du pied. Il est le premir chirurgien à avoir utilisé un anesthésiant sur le champ de bataille.

Après la fin de la guerre, de retour à Saint-Pétersbourg, il plaide pour l’instruction des pauvres et des femmes, pour la généralisation des institutions d’enseignement secondaire et contre une spécialisation trop précoce. Il retourne ensuite en Crimée, comme superintendant des écoles.

Il se retire en Ukraine, à Višniâ (aujourd’hui, un quartier de la ville de Vinnitsa) et y fonde une clinique.

Il reste cependant très actif. Il participe à la guerre russo-turque de 1877-1878, durant laquelle il met en œuvre ses méthodes. Il meurt le 23 novembre 1881 (en calendrier grégorien : le 5 décembre) à Višniâ. Son corps est embaumé selon une méthode qu’il a mise au point lui-même.

Un film réalisé en 1947 par Grigorij Kozintsev (« Pirogov ») retrace sa biographie.

 

Illustration : portrait de Nikolaj Pirogov par Repin, 1881. Musée russe (Saint-Pétersbourg)

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 21:53

 

En novembre 1940, le président du conseil des commissaires du peuple et commissaire du peuple aux affaires étrangères d’URSS Vâtčeslav Molotov était en visite à Berlin, pour y rencontrer Hitler et son ministre des affaires étrangères Ribbentrop.

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A l’automne 1940, Ribbentrop veut instaurer un « bloc continental » contre l’Angleterre et les Etats-Unis. C’est dans cette optique qu’est signé le pacte tripartite Allemagne-Italie-Japon, le 27 septembre 1940. Ribbentrop souhaite que l’URSS soit intégrée au « bloc continental ». Molotov est invité à Berlin.

Cette visite est un jeu de dupes. Peu avant l’arrivée du ministre de Staline en Allemagne, les relations germano-soviétiques se sont brusquement refroidies. Les sujets de tensions se multiplient. Le 31 août, l’Allemagne et l’Italie contraignent la Roumanie à céder la Transylvanie du nord à la Hongrie, tout en repoussant les réclamations bulgares sur certaines portions du territoire roumain. Les Soviétiques sont furieux de ne pas avoir été consultés sur une décision qui scelle le basculement de la Roumanie dans la sphère d’influence allemande. De plus, une mission militaire allemande arrive dans le pays en septembre. Enfin, en octobre, des unités militaires allemandes arrivent en Finlande, alors en guerre contre l’Union soviétique.

Le 9 novembre 1940, Staline donne ses instructions à Molotov. Il doit sonder les intentions allemandes envers l’URSS. Et essayer de faire basculer la Bulgarie dans la sphère d’influence soviétique, pour rééquilibrer l’intervention allemande en Roumanie et l’invasion (repoussée) de la Grèce par les Italiens.

A Berlin, les discussions se passent mal. Molotov refuse la proposition de Ribbentrop, c'est-à-dire d’entrer dans le jeu d’une alliance dominée par l’Allemagne. Il repousse les propositions que lui font les Allemands de se tourner vers la Turquie et l’Inde. La rencontre avec Ribbentrop le 14 novembre tourne au vinaigre.

 

La rencontre est donc un échec. Elle montre que le pacte germano-soviétique n’est pas une alliance entre Hitler et Staline mais un jeu de dupes cynique.

Si l’on en croit Âkov Čadaev, administrateur du Conseil des commissaires du peuple, lorsque Molotov rapporta sa visite au Politburo, Staline déclara que la guerre est inévitable. Ce dernier dit à Dimitrov le 25 novembre que « les relations avec l’Allemagne sont courtoises en apparence mais qu’il existe de sérieuses frictions entre nous ».

De son côté, Hitler accélère les préparatifs de l’invasion de l’URSS et, le 18 décembre, il achève le plan Barbarossa. Le lendemain, il reçoit l’ambassadeur soviétique en Allemagne, Vladimir Dekanozov, qui est rappelé à Moscou, et lui déclare que les négociations entamées avec Molotov doivent se poursuivre mais qu’elles n’iront pas plus loin.   

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 21:23

 

Le plan d’extermination des peuples soviétiques par les Nazis est complété par la volonté de les annihiler culturellement. La propriété de Léon Tolstoï est un exemple du pillage et de la destruction des biens culturels par l’envahisseur. Le centenaire de la mort de l’écrivain célébré ce mois-ci est une occasion d’y revenir.

 

Tolstoï est né et a passé une partie importante de sa vie dans la propriété familiale de Iasnaïa Poliana, près de Tula. Après sa mort et quelques flottements, la propriété est transformée en musée (par un décret du Comité exécutif central du 10 juin 1921). La décision du pouvoir soviétique a pour objectif de faire de Iasnaïa Poliana, outre un musée, un centre culturel, doté d’une bibliothèque, où seraient organisés spectacles, expositions et conférences sur l’écrivain. Les jardins sont restaurés dans les années 30, les tableaux de la maison de Tolstoï en 1940.

 

En 1941, Iasnaïa Poliana est menacée par l’avancée allemande. La petite-fille de Tolstoï, Sofiâ Andreeva Tolstaâ-Esenina (1900-1957), est alors la directrice du domaine (1). Elle est épaulée par le directeur du musée, Sergej Ivanovič Ŝegolev (mort en 1946). Le 13 octobre 1941, ils organisent l’évacuation de 110 pièces, meubles et objets d’arts vers Moscou, qui seront ensuite dirigés vers Tomsk.

Iasnaïa Poliana fut occupée par les armées allemandes durant 45 jours. Sergej Ivanovič Ŝegolev  décide de rester sur place. Son journal donne de précieuses informations sur les exactions de l’occupant sur le domaine.

La maison de Tolstoï fut incendiée, mais le feu, heureusement, fut contenu grâce à Ŝegolev   et à sa soeur. C’est grâce à eux que la propriété ne fut pas entièrement détruite. Le 15 décembre 1941, Iasnaïa Poliana est libérée.

Dès le mois de mai 1942, les restaurateurs sont à l’œuvre et le domaine rouvre en mai 1945.

 

(1) C’est également la veuve du poète Sergej Esenin, qu’elle épousa quelques mois avant son suicide.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:48

On considère que les premiers mois de la guerre furent désastreux pour l’Armée rouge, qui alla de défaites en encerclements massifs. Si l’été 1941 est bel et bien catastrophique pour l’URSS, il n’entame pas l’esprit de résistance contre l’Allemagne nazie. On peut se reporter au très beau roman de Vasilij Grossman « Le Peuple est immortel »link.

 

Les combattants de l’Armée rouge, dès les premières heures de la guerre, ont annoncé aux envahisseurs que la guerre ne serait pas une promenade militaire. Les défenseurs de la forteresse de Brest-Litovsk, située à la frontière, sont les premiers sur le chemin des armées allemandes (Brest est aujourd’hui située à la frontière polono-biélorusse). Ils opposent une résistance acharnée qui a duré plus d’un mois. Un film qui vient de sortir en Russie rappelle cette première bataille de la guerre. Voici la bande-annonce

 

 

« Je meurs, mais je ne me rends pas »

La forteresse de Brest est édifiée entre 1833 et 1842, pour garder le passage de la rivière Bug. Elle contrôle la route et le chemin de fer Varsovie-Moscou. C’est donc un des premiers objectifs de l’opération Barbarossa, déclanchée le 22 juin 1941 au petit matin. Le plan allemand prévoit 12 heures pour s’emparer de la ville et de la forteresse.

La forteresse est défendue par la 6e et la 12e divisions d’infanterie de l’Armée rouge, le 17e détachement des gardes-frontière du NKVD ainsi que quelques autres unités, dont l’hôpital de la garnison. Une partie de la population civile y trouve refuge. On compte en tout environ 7000 à 8000 hommes. En face, l’assaut est mené par les 17000 hommes de la 45e division d’infanterie du général Fritz Schliper.

 

La forteresse se trouve encerclée dès le 22 juin à 9 heures du matin. Les défenseurs refusent de se rendre et coordonnent leur résistance. Par le « décret n°1 » daté du 24 juin, ils fondent leurs différentes unités en un seul groupe armé, doté d’un état major unifié commandé par le capitaine Ivan Nikolaevič Zubačev, qui se donne pour adjoint le commissaire politique Efim Moiseevič Fomin. Zubačev et Fomin sont faits prisonniers le 30 juin, après l’offensive allemande sur la citadelle centrale de la forteresse, dont la résistance est liquidée. Zubačev mourra dans le camp de concentration de Hammelburg en 1944. Fomin est exécuté sur place, en application d’un ordre d’Hitler décrétant que les commissaires politiques et les membres du Parti Communiste faits prisonniers doivent être éliminés séance tenante. Un autre noyau de résistance, commandée par le général Petr Mihajlovič Gavrilov commande un groupe de 400 hommes, isolé de la citadelle principale. Après le 30 juin, Gavrilov se retranche dans les casemates de la forteresse avec en tout et pour tout 12 hommes. Ils vont tenir 3 semaines. Le 20 juillet, ils inscrivent sur un des murs : « Je meurs, mais je ne me rends pas. Adieu, ma patrie. 20-VII-1941 ». L’inscription est aujourd’hui exposée au musée des forces armées à Moscou.

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