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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 09:48

On considère que les premiers mois de la guerre furent désastreux pour l’Armée rouge, qui alla de défaites en encerclements massifs. Si l’été 1941 est bel et bien catastrophique pour l’URSS, il n’entame pas l’esprit de résistance contre l’Allemagne nazie. On peut se reporter au très beau roman de Vasilij Grossman « Le Peuple est immortel »link.

 

Les combattants de l’Armée rouge, dès les premières heures de la guerre, ont annoncé aux envahisseurs que la guerre ne serait pas une promenade militaire. Les défenseurs de la forteresse de Brest-Litovsk, située à la frontière, sont les premiers sur le chemin des armées allemandes (Brest est aujourd’hui située à la frontière polono-biélorusse). Ils opposent une résistance acharnée qui a duré plus d’un mois. Un film qui vient de sortir en Russie rappelle cette première bataille de la guerre. Voici la bande-annonce

 

 

« Je meurs, mais je ne me rends pas »

La forteresse de Brest est édifiée entre 1833 et 1842, pour garder le passage de la rivière Bug. Elle contrôle la route et le chemin de fer Varsovie-Moscou. C’est donc un des premiers objectifs de l’opération Barbarossa, déclanchée le 22 juin 1941 au petit matin. Le plan allemand prévoit 12 heures pour s’emparer de la ville et de la forteresse.

La forteresse est défendue par la 6e et la 12e divisions d’infanterie de l’Armée rouge, le 17e détachement des gardes-frontière du NKVD ainsi que quelques autres unités, dont l’hôpital de la garnison. Une partie de la population civile y trouve refuge. On compte en tout environ 7000 à 8000 hommes. En face, l’assaut est mené par les 17000 hommes de la 45e division d’infanterie du général Fritz Schliper.

 

La forteresse se trouve encerclée dès le 22 juin à 9 heures du matin. Les défenseurs refusent de se rendre et coordonnent leur résistance. Par le « décret n°1 » daté du 24 juin, ils fondent leurs différentes unités en un seul groupe armé, doté d’un état major unifié commandé par le capitaine Ivan Nikolaevič Zubačev, qui se donne pour adjoint le commissaire politique Efim Moiseevič Fomin. Zubačev et Fomin sont faits prisonniers le 30 juin, après l’offensive allemande sur la citadelle centrale de la forteresse, dont la résistance est liquidée. Zubačev mourra dans le camp de concentration de Hammelburg en 1944. Fomin est exécuté sur place, en application d’un ordre d’Hitler décrétant que les commissaires politiques et les membres du Parti Communiste faits prisonniers doivent être éliminés séance tenante. Un autre noyau de résistance, commandée par le général Petr Mihajlovič Gavrilov commande un groupe de 400 hommes, isolé de la citadelle principale. Après le 30 juin, Gavrilov se retranche dans les casemates de la forteresse avec en tout et pour tout 12 hommes. Ils vont tenir 3 semaines. Le 20 juillet, ils inscrivent sur un des murs : « Je meurs, mais je ne me rends pas. Adieu, ma patrie. 20-VII-1941 ». L’inscription est aujourd’hui exposée au musée des forces armées à Moscou.

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Published by iskra - dans URSS 1941-1945
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